Ganā (Anaa) au British Museum: la collection de Hugh Cuming
Maro kura ou kaha kura ?, fibre végétale et pigment rouge, env. 660 x 32cm, donné au British Museum par Hugh Cuming en 1831 ? © The Trustees of the British Museum
Peu d’articles et de livres sont dédiés à la culture matérielle et à l’art de l’archipel des Tuāmotu, situé dans l’actuelle Polynésie française. La publication en 1975 du volume de l’ethno-archéologue américain Kenneth Pike Emory, Material Culture of the Tuamotu Archipelago, est aujourd’hui encore l’un des seuls ouvrages sur les techniques et les objets pakumotu.1 Il couvre des thématiques et des sujets divers, de la pêche et pirogues, au tressage et à l’habillement, au tatouage et aux outils, en passant par les types d’habitation et les armes. Ce livre repose sur deux missions de terrain réalisées par Emory et ses collaborateurs à la fin des années 1920 et au début des années 1930, ainsi que sur l’observation d’objets conservés dans des musées aux États-Unis et en Europe. Parfois, Emory s’est appuyé sur les commentaires de collègues, comme Sir Peter Buck Te Rangi Hiroa, directeur du Bernice Pauahi Bishop Museum (Hawai‘i). Ce dernier ayant eu l’opportunité de réaliser un tour des musées européens conservant des artefacts polynésiens dans les années 1930, il partagea avec Emory certaines de ses notes concernant les objets pakumotu qu’il rencontra.
Emory conduisit la majorité de ses recherches dans les parties centrale et orientale des Tuāmotu, laissant largement de côté les îles de l’ouest comme l’atoll de Ganā/Anaa, peu mentionné dans l’ouvrage de 1975. L’ethno-histoire de cet atoll est néanmoins bien connue, notamment grâce au travail de l’ethnologue Frédéric Torrente, qui s’est appuyé sur les archives du Parata (personne originaire de Ganā) Paea a Avehe et du linguiste américain Franck Stimson. Dans les années 2000, Torrente a conduit un large travail collaboratif, avec des Parata, pour faire revivre certaines informations conservées dans ces archives.2 Ganā a toujours entretenu des liens politiques et économiques avec l’île de Tahiti. De plus, les impressionnantes expéditions guerrières des Parata à la fin du 18ème et au début du 19ème siècles dans les Tuāmotu du centre et de l’ouest ont rapidement fait parler de l’atoll dans les écrits européens.3 L’histoire de Ganā ayant déjà été largement étudiée, contrairement à sa culture matérielle, je propose ici d’évoquer les trajectoires de quelques objets originaires de l’atoll, aujourd’hui conservés au British Museum, à Londres (Royaume-Uni). Ces sept faufa‘a, ou biens ancestraux,4 ont été rapportés par le scientifique amateur britannique Hugh Cuming, qui voyagea dans la Polynésie orientale en 1827 et 1828. À ce jour, j’ai dénombré huit faufa‘a (biens ancestraux) originaires de Ganā conservés dans des musées et accessibles. En plus des sept conservés à Londres, un huitième se trouve à Tahiti, au Fare Iamanaha – Musée de Tahiti et des Îles. Il s’agit d’une ceinture masculine, tātua, présentée dans la salle d’exposition permanente.5
Sept faufa’a au British Museum
Maro, ceinture en pandanus tressé, env. 515 x 17,50 cm, donné au British Museum par Hugh Cuming vers 1831 ? © The Trustees of the British Museum
Les sept faufa‘a (biens ancestraux) originaires de Ganā conservés à Londres sont une ceinture (maro) tressée en pandanus, une conque (pū) présentant une réparation en nacre, un filet en fibre végétale orné de pendeloques de cheveux, une coiffe de plumes et trois longues ceintures en fibres végétales teintes dans une couleur pourpre.
Pū, conque, 34 x 17 x 12 cm, donné au British Museum par Hugh Cuming vers 1831 ? © The Trustees of the British Museum
Le maro (ceinture) et le pū (conque) sont des objets plutôt communs dans la culture matérielle polynésienne. Le filet orné de cheveux semble à priori plus inhabituel, du moins pour les Tuāmotu. Il pourrait néanmoins correspondre à un élément de coiffe de chef.fe. En effet, Emory précisa, dans son ouvrage de 1975, que les coiffes des chef.fe.s, composées de plumes, comportaient également « des mèches de cheveux humains fixées sur un filet, mis à l’arrière des coiffes » et reposant sur la nuque.6 Le récit de voyage du Portugais Pedro Fernández de Queirós mentionne, lors d’un arrêt sur l’atoll de Hao en février 1606, un chef portant une coiffe de plumes noires décorée de longues mèches de cheveux blonds tombant, cette fois, sur le devant du visage du chef.7 Peu de coiffes pakumotu subsistent aujourd’hui dans les collections muséales. À ma connaissance, le filet conservé au British Museum est aujourd’hui le seul dont l’origine est attribuée à un atoll des Tuāmotu. Il rappelle par ailleurs les filets couverts de pendeloques de cheveux des coiffes composites originaires des Îles Australes (Tuha‘a Pae, Polynésie française) ou des îles Cook8, ce qui témoigne certainement du mouvement des populations et des savoirs techniques entre les îles.
Filet en fibre végétale orné de pendeloques de cheveux, élément de coiffe, 50 x 40 x 3 cm, donné au British Museum par Hugh Cuming en 1831 ? © The Trustees of the British Museum
La coiffe de plumes rapportée par Cuming est, selon Emory, « la seule coiffe pa‘umotu encore existante aujourd’hui ».9 Sur une base tressée, certainement en bourre de coco, sont attachées des plumes noires (de frégate ou de coq) coupées dans la longueur, ainsi que des plumes rectrices de phaéton majoritairement rouges et blanches. La base tressée a été recouverte d’un morceau de tissu bleu d’origine occidentale, certainement par un.e Parata. Paea a Avehe, informateur parata qui travailla, entre autres, avec Emory, avait dessiné une coiffe similaire comportant des plumes d’une frégate appelée ‘makohe’ et d’un coucou appelé ‘kurevareva’, ainsi que d’un filet de cheveux.10 Aux Tuāmotu, les couvre-chefs en plume étaient génériquement appelés ‘hei’ et ceux en cheveux ‘fau’. À Ganā, les couronnes portées par les chef.fe.s lors d’événements importants étaient communément dénommées ‘hei ariki’ ou ‘hei kura’. Celles portées en dehors de ces moments rituels ou guerriers étaient appelées ‘tāupoko’.11 Il est difficile de définir à quelle catégorie la coiffe aujourd’hui conservée à Londres appartient, mais ses plumes rectrices de frégate, notamment rouges (kura), indiquent qu’elle faisait certainement partie de l’apanage d’un.e puissant.e chef.fe.
Coiffe en fibre végétale, plumes et tissu européen, 48 x 52 x 43 cm, donnée au British Museum par Hugh Cuming en 1831 ? © The Trustees of the British Museum
Enfin, les trois ceintures en fibres teintes en rouge (kura) ont été identifiées par Emory – à partir des observations de Sir Peter Buck – comme étant des maro kura.12 Ce nom fait écho aux ceintures de plumes maro ‘ura portées à Ra‘iātea et Tahiti (Îles de la Société/Tōtaiete) dans la seconde moitié du 18ème siècle.13 Principalement ornées de plumes rouges (‘ura), ces ceintures mesuraient plusieurs mètres de long et étaient revêtues par les ari‘i rahi (chef.fe.s suprêmes) dont la généalogie les liait au dieu (atua) ‘Oro. Les maro kura conservés au British Museum sont, certes, rouges (kura), mais ils ne présentent aucun reste de plumes. Un chant enregistré à Fagatau (Tuāmotu) lors des expéditions d’Emory décrit pourtant les maro kura comme des ceintures de plumes.14 Dans la littérature, les maro ‘ura et les maro kura sont généralement considérés comme des équivalents et, selon Torrente, les maro kura auraient été introduits aux Tuāmotu par le héros Honokura.15 Dans des chants enregistrés par Stimson à la fin des années 1920 et au début des années 1930, le maro kura semble avant tout être un attribut divin, passant entre les mains des divinités Kiho-Tumu, Atea, puis Tane.16 La longueur des ceintures conservées à Londres – plus de 6 mètres – et leur couleur rouge (kura), indiquant l’autorité de celui ou celle la portant, font sans conteste de ces faufa‘a (biens ancestraux) des biens de prestige autrefois portés par des ariki (chef.fe.s).
Ceinture maro kura ou kaha kura ?, fibre végétale et pigment rouge, 32 x 36 cm (roulée), donnée au British Museum par Hugh Cuming en 1831 ? © The Trustees of the British Museum
Durant un travail de terrain réalisé à Tahiti et Ganā entre décembre 2022 et octobre 2024, j’ai entendu différentes opinions concernant ces ceintures. Pour certain.e.s, les maro kura sont bien des équivalents des ceintures maro ‘ura et sont ancrés dans la culture ancestrale pakumotu. Pour d’autres, ils seraient des innovations du début du 19ème siècle, sous l’influence de Tahiti et des maro ‘ura. Enfin, j’ai parfois évoqué à mes interlocuteur.rice.s la possibilité que ces ceintures puissent être, non pas des maro kura, mais des kaha kura. Torrente explique que les kaha kura, définies comme « des ceintures royales et sacrées [de couleur] pourpre » par Stimson, dans son dictionnaire, étaient les plus prestigieuses à Ganā.17 Les exemples conservés à Londres ne présentant pas de plumes mais leurs fibres étant teintes d’un rouge pourpre, ils pourraient davantage correspondre à la définition des kaha kura. L’identité de ces supposés maro kura est donc, à mon sens, à continuer d’interroger. Par ailleurs, les raisons pour lesquelles ces ceintures sont aujourd’hui au British Museum le sont tout autant. Cela nécessite de se pencher sur les figures du scientifique amateur britannique Hugh Cuming et d’Ari‘ipaea, chef résident à Ganā à la fin des années 1820.
Ceinture maro kura ou kaha kura ?, fibre végétale et pigment rouge, 610 x 28 cm, donnée au British Museum par Hugh Cuming en 1831 ?, photographie prise au Fare Iamanaha – Musée de Tahiti et des Îles, mars 2024 © G. Nyssen
Hugh Cuming et Ari‘ipaea
Hugh Cuming est né en Angleterre en 1791 et il grandit en étant certainement bercé par les récits de voyage du capitaine James Cook, qui sillonna le Pacifique entre 1768 et 1779. Enfant, Cuming rencontra également le naturaliste George Montagu, qui l’introduit à sa passion pour les coquillages. En 1819, Cuming s’installa au Chili et devint fabricant de voiles de bateau. Quelques années plus tard, en 1826, il prit sa retraite et fit construire son propre bateau, le Discoverer, afin de voyager dans le Pacifique oriental pour collecter des spécimens naturels, surtout des coquillages, ainsi que des plantes. Il mit les voiles en octobre 1827 et retourna au Chili huit mois plus tard.18
Cuming s’arrêta deux fois à Ganā, en décembre 1827 et en mars 1828, seulement pour quelques jours. Dans son journal, il décrivit avec une certaine précision – à laquelle il avait rarement recourt – la situation géographique, politique, religieuse et économique de l’atoll. Ces écrits laissent entrevoir une bonne entente entre Cuming et Ari‘ipaea, l’un des chefs de l’atoll et « régent » des Tuāmotu envoyé par Pōmare II, roi de Tahiti, quelques années plus tôt.19 Aujourd’hui, à Ganā, certain.e.s se souviennent d’Ari‘ipaea comme étant l’un des ‘rois’ de l’atoll. Ce dernier facilita les transactions entre Cuming et les habitant.e.s, notamment lorsque le scientifique amateur chercha à acquérir de nouveaux spécimens de coquillages. Cuming fit face à de fin.e.s négociateur.rice.s. En effet, s’il voulait acquérir un type différent de coquillage, il devait d’abord acheter tous les coquillages d’un même type qui lui étaient présentés. En échange, il donnait aux Parata de l’alcool, du tabac ou du tissu, des biens convoités à l’époque.
Malheureusement, Cuming ne décrivit pas la manière dont il acquit les sept faufa‘a (biens ancestraux) aujourd’hui à Londres et qu’il donna au British Museum lors de son retour au Royaume-Uni, en 1831. Lors de mes recherches à Ganā, mes interlocuteur.rice.s parata ne semblaient pas surpris.e.s que ces biens ancestraux aient pu être échangés ou bien donnés – notamment par Ari‘ipaea – à Cuming, en signe d’amitié ou, tout du moins, de bonne entente. Le sculpteur Christian Williams a même imaginé que l’une des ceintures maro kura puisse avoir appartenu à Ari‘ipaea.20 À la fin des années 1820, lors du passage de Cuming, la vie des Parata étaient déjà influencée par la foi chrétienne et l’économie locale rythmée par le passage des baleiniers et autres marchands occidentaux.21 Cette époque de changements, couplée à un système économique local depuis longtemps ancré dans les principes de mobilité et d’échange, ont certainement favorisé le départ de certains faufa‘a (biens ancestraux) qui n’avaient pas été collectés (ou détruits) par les missionnaires au début du 19ème siècle, ou qui avaient été protégés par des prêtres ou des chef.fe.s parata.22
Conclusion
La figure de Hugh Cuming est connue des botanistes et conchyliologues, mais peu des historien.ne.s de l’art, des professionnel.le.s de musée et encore moins des Polynésien.ne.s. Pourtant, la collection de biens ancestraux composée par Cuming et conservée au British Museum ne se limite pas à Ganā ; elle englobe d’autres îles de l’actuelle Polynésie française, comme Rapa, voire d’autres archipels du Pacifique, comme Aotearoa Nouvelle-Zélande. Une partie de la collection, arrivée au British Museum dans les années 1850, est par ailleurs constituée d’objets provenant d’Afrique. Tout au long de sa vie, l’intérêt de Cuming pour les coquillages a fait de l’ombre à ces collections culturelles océaniennes et africaines et il est aujourd’hui difficile de retracer leur histoire. Le journal que Cuming rédigea à propos de son expédition de 1827-28 donne peu d’informations sur ses méthodes de ‘collecte’ des objets. S’il semble qu’il les acquit toujours contre des biens localement convoités – alcool, tissu et tabac – ces ‘acquisitions’ ne furent pas toujours simples. À Rapa Nui, il « acheta » avec difficulté une sculpture (moai kavakava) car, de prime abord, ses interlocuteur.rice.s ne voulaient pas s’en séparer.23
Par ailleurs, les sept faufa‘a (biens ancestraux) ici présentés ne sont en réalité pas les seuls biens ancestraux originaires de Ganā rapportés par Cuming. Dans l’inventaire de sa collection (a priori) donnée en 1831 au British Museum, quatre autres biens sont inventoriés. Deux d’entre eux (une conque et un élément en cheveux tressés) n’ont à ce jour pas été retrouvés dans les collections du musée londonien. Les deux autres sont difficilement identifiables dans la description donnée par Cuming dans l’inventaire. De plus, Emory a publié l’image d’une paire de boucles d’oreille en plumes certainement originaire de Ganā, rapportée par Cuming.24 Je n’ai pas retrouvé cet ornement dans les collections du British Museum. Ainsi, la collection composée par Cuming est encore largement à explorer pour la richesse et la rareté des biens ancestraux dont elle est constituée.
Enfin, n’oublions pas les coquillages (et peut-être les plantes) rapportés par Cuming de ses séjours à Ganā et dont les processus d’acquisition ont été si précisément décrits dans son journal.25 Ces coquillages se trouvent aujourd’hui au Natural History Museum de Londres. Au total, à la mort de Cuming en 1865, sa collection de coquillages comptait 83 000 spécimens – ce qui constitue l’une des plus importantes collections du Natural History Museum. Lors de mon séjour à Ganā, les coquillages originaires de l’île ont eux aussi grandement attirés l’attention des Parata. Les coquillages participent en effet de l’économie actuelle locale, dans la cadre de l’artisanat et de la vente aux touristes. Alors que l’environnement de l’atoll change et que l’utilisation parfois massive de certains coquillages a pu contribuer à entrainer leur disparition, les spécimens conservés par Cuming prennent une nouvelle importance.
Garance Nyssen
1 L’adjectif ‘pakumotu’ se réfère aux habitant.e.s et aux cultures de l’archipel des Tuāmotu. Voir l’ouvrage EMORY K. P., 1975. Material Culture of the Tuamotu Archipelago. Honolulu, Bernice P. Bishop Museum.
2 TORRENTE F., 2010. Ethnohistoire de Anaa. Un atoll des Tuamotu. Thèse en anthropologie sociale et culturelle, Université de Polynésie française ; TORRENTE F., 2012. Buveurs de mers, mangeurs de terres : histoire des guerriers d’Anaa. Papeete (Tahiti), Te Pito o te Fenua.
3 EMORY K. P. et P. OTTINO, 1967. « Histoire ancienne de ‘Ana‘a, atoll des Tuamotu ». Journal de la Société des Océanistes, 23, pp. 47-54.
4 Le terme « faufa‘a » a été plusieurs fois utilisé par certain.e.s de mes collaborateur.rice.s lors de nos discussions sur ces biens ancestraux. Il dénote l’aspect précieux de ces objets et leur importance patrimoniale et généalogique. Cet article repose sur une recherche de terrain conduite entre décembre 2022 et octobre 2024, dans le cadre de mon travail de thèse (Nyssen, 2026).
5 MONTILLIER TETUANUI N., 2000. Natira’a. Le tressage, un lien entre le passé et le présent. Tahiti, Musée de Tahiti et des Îles – Te Fare Iamanaha, Ministère de la Culture de Polynésie française, p.24 ; CAUCHOIS H., 2013. Objets, matières et gestes d’hier et d’aujourd’hui. Tahiti, Au Vent des Îles, p.55.
6 EMORY K. P., 1975. Material Culture of the Tuamotu Archipelago. Honolulu, Bernice P. Bishop Museum, p.85.
7 MARKHAM C., 1904. The voyages of Pedro Fernandez de Quiros, 1595 to 1606. Londres, The Hakluyt Society, p.202. La publication en 1904 du journal de Queirós, en anglais, précise que l’atoll nommé ‘Conversion de San Pablo’ ou ‘Sagittaria’ est en fait Ganā (Markham, 1904 : xxiv). Toutefois, cette information est erronée puisqu’il s’agit plutôt de l’atoll de Hao (Baert, 2000).
8 Voir l’exemplaire conservé au British Museum sous le numéro d’inventaire Oc1982, Q.2003: https://www.britishmuseum.org/collection/object/E_Oc1982-Q-203
9 EMORY K. P., 1975. Material Culture of the Tuamotu Archipelago. Honolulu, Bernice P. Bishop Museum, p.86.
10 EMORY K. P., 1975. Material Culture of the Tuamotu Archipelago. Honolulu, Bernice P. Bishop Museum, p.86-87.
11 TORRENTE F., 2010. Ethnohistoire de Anaa. Un atoll des Tuamotu. Thèse en anthropologie sociale et culturelle, Université de Polynésie française, p.137.
12 EMORY K. P., 1975. Material Culture of the Tuamotu Archipelago. Honolulu, Bernice P. Bishop Museum, p.73.
13 Voir ALEVÊQUE G., 2018. « Remnants of the ‘Wallis Maro ‘Ura’ (Tahitian Feathered Girdle): History and Historiography ». The Journal of Pacific History, 53 (1), pp. 1-24. Un article de CASOAR est dédié à ces ceintures via la revue de l’exposition Maro ‘Ura. Un trésor Polynésien: https://www.casoar.org/critique-dexposition/2021/12/22/maro-ura-un-tresor-polynesien-la-mysterieuse-trajectoire-dun-objet-sacre
14 TORRENTE F., 2010. Ethnohistoire de Anaa. Un atoll des Tuamotu. Thèse en anthropologie sociale et culturelle, Université de Polynésie française, p.136.
15 TORRENTE F., 2010. Ethnohistoire de Anaa. Un atoll des Tuamotu. Thèse en anthropologie sociale et culturelle, Université de Polynésie française, pp.135-136 ; 313-315.
16 Les travaux de Stimson ont été critiqués à de nombreuses reprises, voir par exemple LUOMALA K., 1959. « Songs and Tales of the Sea Kings: Interpretations of the Oral Literature of Polynesia by J. Frank Stimson and Donald Stanley Marshall ». The Journal of American Folklore, 722 (283), pp. 80-81.
17 TORRENTE F., 2010. Ethnohistoire de Anaa. Un atoll des Tuamotu. Thèse en anthropologie sociale et culturelle, Université de Polynésie française, p.278 ; STIMSON J. F. et D. S. MARSHALL, 2008. A Dictionary of some Tuamotuan Dialects of the Polynesian Languages. Tahiti : Société des Études Océaniennes, pp.183-184.
18 DANCE P. S., 1980. « Hugh Cuming (1791-1865) Prince of collectors ». Journal of the Society for the Bibliography of Natural History, 9 (4), p. 478.
19 EMORY K. P. et P. OTTINO, 1967. « Histoire ancienne de ‘Ana‘a, atoll des Tuamotu ». Journal de la Société des Océanistes, 23, p.50 ; TORRENTE F., 2010. Ethnohistoire de Anaa. Un atoll des Tuamotu. Thèse en anthropologie sociale et culturelle, Université de Polynésie française, p.379.
20 WILLIAMS C., 05/24, communication personnelle.
21 SCALES H., 2018. « Gathering Spirals: On the Naturalist and Shell collector Hugh Cuming ». In A. MCGREGOR (ed.), Naturalists in the Field: Collecting, Recording and Preserving the Natural World from the Fifteenth to the Twenty-First Century, Leiden, Koninklijke Brill NV, p.631.
22 HALVAKSZ II J. A. et J. BELL (éds.), 2024. « Introduction: Circulation, Dispossession, Knowledge, and the Practice of Science ». Naturaliste Histories. Making Nature, Knowledge, and People in Oceania. Hawai‘i, University of Hawai‘i Press, p.8.
23 CUMING H., n.d. Journal of a Voyage from Valparaiso to the Society and the Adjacent Islands perform’d in the Schooner Discoverer, Samuel Grimwood, Master, in the years 1827 and 1828 by Hugh Cuming. State Library of New South Wales, https://collection.sl.nsw.gov.au/record/9AL4G0oY (08/09/2026), p.10.
24 EMORY K. P., 1975. Material Culture of the Tuamotu Archipelago. Honolulu, Bernice P. Bishop Museum, p.92.
25 CUMING H., n.d. Journal of a Voyage from Valparaiso to the Society and the Adjacent Islands perform’d in the Schooner Discoverer, Samuel Grimwood, Master, in the years 1827 and 1828 by Hugh Cuming. State Library of New South Wales, https://collection.sl.nsw.gov.au/record/9AL4G0oY (08/09/2026), p.32-34.
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